Mon corps, notre enfant

En tant que féministe convaincue, je suis une fervente partisane du slogan «mon corps, mon choix». Et suis encore atterrée de voir à quel point il faut se battre pour qu’on laisse les femmes décider de ce qu’elles font à leur propre corps (l’habiller ou pas, le maquiller ou pas, le soigner et comment…)

Cependant quand il s’agit d’un enfant, je me suis retrouvée à penser un peu différemment et même à défendre la position d’hommes (private joke pour dire que le féminisme n’est pas être contre les individus masculins).

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Ces couples 

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Il y a ces couples qui se déchirent parce qu’ils n’arrivent pas à avoir d’enfant, malgré une, deux, x années de procréation médicalement assistée.

Ces couples qui se déchirent, à peine l’histoire commencée, parce qu’elle attend un enfant non désiré.

Ces couples qui se déchirent parce qu’il, parce qu’elle veut un enfant mais pas elle, pas lui.

Ces couples qui se déchirent parce qu’il y a les enfants de l’un qui ne sont pas ceux de l’autre. 

Ces couples qui se déchirent parce que l’arrivée du premier enfant chamboule tout.

Ces couples qui se déchirent parce que l’arrivée du deuxième enfant chamboule, encore différemment de celle du premier.

Ces couples qui se soudent malgré l’absence d’enfant.

Ces couples qui se soudent à la venue de l’enfant non désiré mais accepté et accueilli.

Ces couples qui se soudent à l’arrivée de l’enfant, premier, deuxième, cinquième, xième.

Il y a tous ces couples et toutes ces histoires. Parce qu’il y a le couple, parce qu’il y a l’enfant. Parce que le lien entre les deux n’est ni obligatoire, ni nécessaire, parfois les deux, parfois non. Mais en aucun cas évident.

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille

Applaudit à grands cris (…)

Victor Hugo 

Mais lorsqu’il ne paraît pas?

Ou lorsque la famille n’applaudit pas?

Il y a toutes ces histoires, tant d’histoires. Qui pourrait savoir à l’avance ?

De l’allaitement, du féminisme et de la culpabilité

C’est la semaine mondiale de l’allaitement maternel et une toute récente campagne UNICEF fait parler d’elle en ce moment… Elle se veut faire la promotion de l’allaitement, un sujet ô combien polémique.

Alors en réaction, un petit article sans références et vite rédigé pour un moment « coup de gueule ».

Quelques clichés en vrac: l’UNICEF c’est pour les enfants des pays pauvres, et l’allaitement aussi hein. Dans les pays «riches», y’a pas de différence entre du lait maternel et une préparation pour nourrissons (c’est le terme que j’emploie en lieu et place de «lait maternisé» qui, s’il est bien du lait -mais de vache!- n’a pas grand chose de «maternisé»). Je n’en pense pas un mot, évidemment!

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« Mais non, le sexisme n’existe pas ! » Illustration d’un aveuglement consenti.

A partir d’une simple réflexion sur face de bouc, tout un débat est apparu !
Une amie publiait un lien qui illustrait le sexisme ordinaire (un jeu de mécano proposé à un  garçon, une poupée proposée à une fille, et l’étonnement qu’il y ait si peu de femmes ingénieures).

Quelqu’un a alors répondu:

«C’est plus une question de sexisme de nos jours

juste une question d’ouverture d’esprit des parents.»

Évidemment, j’ai bondi ! Je n’aurai pas du, car les débats sur FB sont rarement efficaces et constructifs, mais cela m’a tellement énervée de voir que l’on pouvait encore nier une vérité aujourd’hui, que je me suis lancée. Et je ne pensais pas tomber de si haut.

Je l’appellerai «Elle», une femme qui se présente comme ayant fait des études (et qui a essayé de bien me «casser» sur ce fait au départ) mais qui s’emmêle dans ses raisonnements, se base sur quelques notions acquises en fac (et beaucoup de préjugés personnels qu’elle colle par dessus). Pour finir en apothéose sur le mode «c’est les parents [et les gens] qui sons cons», mais pas la société. Sans aucune source bibliographique ni référence (bon, on est sur FB…), et à grand renfort d’extrapolation sur des exemples personnels,  alors que je me suis amusée à envoyer quelques liens pour élargir les exemples et les réflexions.

Ce qui me donne une bonne excuse pour développer mon point de vue et citer quelques liens!

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Accoucher comme autrefois, vraiment ?

Un bel article illustré vient apporter de l’eau à mon moulin…

Contrairement à ce que peuvent dire certaines mauvaises langues, ou ce que véhiculent certaines idées reçues, l’accouchement physiologique n’est pas un retour en arrière!

500sepsis

Il se base sur des connaissances toujours plus pointues de la physiologie, c’est à dire des mécanismes hormonaux, neurologiques, physiques qui sont à l’œuvre lors d’une naissance.

Connaissances que l’on n’avait pas il y a quelques années, ou qu’un obscurantisme (d’origine religieux ou politique) ne souhaitait pas diffuser.

Aussi, autrefois, «on» n’accouchait pas forcément de manière meilleure qu’aujourd’hui. Dire aux femmes qui souhaitent moins de médicalisation lors de l’accouchement, voire même -les folles inconscientes!- qui veulent accoucher chez elles, qu’elles veulent accoucher «comme autrefois» est un total non-sens.

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