Comment naissent… les projets

source: http://www.faire-part-de-naissance.com/

Petite fille dans une rose…

… et petit garçon dans un chou !

Ma première grossesse s’est bien passée. Physiquement, on pourrait même dire très bien. Quelques nausées au premier trimestre, presque pas d’envie de vomir, sauf pendant les longs trajets en voiture et particulièrement lorsqu’il y avait des virages (heureusement, cela a été rarement le cas). Un deuxième trimestre où je me sentais en forme, un troisième pesant, mais pas suffocant en plein hiver.

Le premier accouchement aussi.

Pas de péridurale, pas d’épisiotomie, une sage-femme que je ne connaissais pas -évidemment, on ne choisit pas en arrivant à la maternité- mais à l’écoute et attentive, respectant mes choix.

L’allaitement aussi s’est bien passé (et se passe toujours bien!). La mise en route a été particulière, mais au bout d’un mois, tout allait bien, et cela va tellement bien que cela continue!

Mais depuis l’arrivée de PousinetteAdorée, ma fille chérie, j’ai réfléchi (avant aussi, hein!). Et surtout, j’ai lu, et découvert la blogosphère des mamans. J’ai pu mettre des mots sur ma façon de faire, découvrir que je n’étais pas la seule à ne pas vouloir laisser pleurer, découvrir qu’il existaient des arguments solides à cela…

Et découvrir aussi les aspects de la grossesse et de la naissance qui me parlaient. Que si ma grossesse s’était bien passé et mon accouchement, ce n’était pas le cas pour tout le monde, que des pratiques -à mes yeux moyenâgeuses- perdurent encore dans certains hôpitaux. Mais aussi, et surtout, que de nombreuses personnes: sages-femmes, infirmières, médecins, mères, pères s’insurgent contre cela et proposent d’autres visions, d’autres pratiques. Mais j’avoue que mes réflexions restaient très confidentielles, je n’en parlais pas beaucoup avec MariChéri. Non pas dans le but d’éviter le sujet, mais simplement parce que ce n’était pas trop la question, parce que c’étaient mes découvertes. Et mon corps, aussi.

Et une petite envie, une éventualité, une idée, bien improbable, bien lointaine encore… me trottait dans la tête.

Nous ne sommes pas d’accord avec tout avec MariChéri (le principe du couple, non?!), en particulier quand il s’agit d’éducation des enfants et de pratiques de santé. Pour l’éducation , je pense que l’on aura l’occasion d’en reparler. Enfin, que je prendrai l’occasion d’en parler. Pour les histoires de bonnes femmes grossesse et d’accouchement, je gardais cela en moi, pour le ressortir le moment venu.

Aussi ai-je été très surprise, quand,  au cours d’une discussion au départ anodine, MariChéri s’est montré plutôt ouvert à certaines pratiques, certaines idées… et j’ai alors lancé la petite folie prisonnière de mon cerveau: et si je tentais d’accoucher à la maison?

C’était dit.

MariChéri est un angoissé de nature.

Pour le premier accouchement, c’est lui qui m’avait convaincue de choisir une maternité de niveau 2, alors même que tout allait bien, et dans la GrandeVille, car le CHU n’était pas loin et que comme-ça-si-y-a-un-problème, c’est plus rassurant.

Il faut préciser que ses deux premiers enfants sont nés par césarienne, avec anesthésie générale de la mère, et qu’ils ont tous les deux souffert de problèmes infectieux à la naissance, donc ont été envoyés en urgences pédiatriques dans les premières heures de leur vie aérienne.

La première est née dans une maternité niveau 1 accueillante de PetiteVille, et a du être envoyée dans un CHU situé à 30 min de la maternité, et à plus d’une heure de la maison qu’il habitait. Le deuxième est donc né dans GrandeVille, pas loin du CHU et à 45 min de sa maison.

Tout cela pour expliquer qu’il avait une vision de l’accouchement -comme beaucoup je pense- comme un acte de potentiellement dangereux pour la mère, pour l’enfant. Et que : on-sait-jamais.

Et il n’avait jamais vu naitre un bébé, la présence des pères pendant une césarienne n’étant, à l’époque, pas autorisée. Ni vu de près, ni vécu, ni ressenti avec ses tripes, ce que pouvait être une naissance « par voie basse ».

D’où mon étonnement lorsqu’il me laisse comprendre qu’il n’est pas contre un accouchement à domicile. Avec toutes les mesures de précautions, évidemment. Moi aussi, si je suis pour une moindre médicalisation de la naissance, je ne suis pas non plus pour un archaïsme primaire, et pour le moins déplacé.

Aurais-je réussi à lui montrer, avec la naissance de notre fille, que la physiologie peut ne pas être que mauvaise? Que le corps humain -et féminin pour le coup- a des capacités qu’il faut reconnaitre? Et que tout ne se passe pas toujours mal? Peut-être. Peut-être croit-il au corps humain; peut-être croit-il à la sagesse; peut-être croit-il en moi. Peut-être un peu de tout. En tout cas, cela me fait un plaisir immense et me donne encore plus envie de tenter l’aventure.

A suivre: la recherche d’une sage-femme acceptant de nous accompagner dans ce projet, et cela, ce n’est pas gagné d’avance dans cette région rurale.

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